Le mot de la semaine :
open data

L’ouverture des données : transparence et collaboration

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Le mot de la semaine : open data

Depuis janvier 2018, près de 290 collectivités locales ont ouvert plus de 23 000 jeux de données selon l’association Open Data France. Alors qu’est-ce que l’open data ?


Définition d’open data

L’open data ou “donnée ouverte” est une pratique de publication qui rend les données accessibles, exploitables et transmissibles par et pour tous au moyen d’une licence gratuite. Ces données sont en général impersonnelles et structurées pour être mieux diffusées, sans limite de confidentialité ou de restriction d’usage final. La Loire-Atlantique a elle aussi été l’une des premières collectivités à ouvrir ses données. Elle propose des applications de services de proximité comme CartoQuartiers.


<open data L’application CartoQuartiers open data à Nantes


Point historique et tendances Open data

Certains économistes tendent à considérer l’open data comme un bien commun. Dès 1789, la France compte parmi les précurseurs européens avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, d’après laquelle tout français peut consulter des données auprès d’un agent public. Le numérique a ensuite démocratisé cette pratique d’ouverture des données. La France est actuellement classée quatrième par l’Open data index, pour son ouverture aux données au niveau mondial.

En octobre 2016 est votée la loi pour une République numérique. Cette loi stipule que la transformation de notre économie et de nos espaces publics et privés passera par le numérique. Toutefois, seule une centaine de collectivités auront ouvert leurs données d’ici octobre 2018 prévient Jacques Priol dans son livre Le Big Data des territoires. Voir son interview


Différence entre données publiques et ouvertes

On confond souvent l’open data avec les “données publiques”, qui désignent les données récoltées et traitées uniquement par l’État ou un organisme public. Les données publiques peuvent devenir des open data dès lors qu’elles sont rendues accessibles aux citoyens. Cela permet de mieux les informer, les impliquer davantage et d’améliorer le service public.
C’est dans cette optique que la plateforme datagouv.fr, qui donne accès aux données publiques, est née en décembre 2011. On pourrait se demander : “Mes données personnelles collectées par un organisme public peuvent être visibles par tous ?”. Qu’on se rassure, toutes les données personnelles publiques publiées en open data sont anonymisées.


Open data : l’espéranto des données ?

L’open data peut être modifiée et redistribuée gratuitement, permettant aux entreprises de collaborer en mélangeant leurs datasets. Ces données deviennent alors interopérables. Pour fusionner les jeux de données, il est nécessaire de les traduire dans un langage de programmation commun. Le W3C, le consortium mondial du web, a donc établi des standards et bonnes pratiques à suivre pour l’open data. Par exemple, la donnée doit être renseignée de métadonnées (date, heure de création…) et être rédigée dans un certain langage sémantique web, qui permet de la classer et de la retrouver rapidement.


L’info à retenir

L’expression open data désigne des données accessibles et exploitables par n’importe quel individu gratuitement et sans discrimination. A ne pas confondre avec l’expression données publiques qui correspondent simplement aux données collectées, exploitées voire diffusées par l’Etat ou un organisme public.

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Application Open data Nantes