Le mot de la semaine : smart city

Un réseau connecté pour des villes optimisées

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Le mot de la semaine : smart city

Imaginez. Il est 7h, comme tous les lundis matins vous vous rendez au travail. Pas un bouchon sur la route. Une utopie ? Probablement plus grâce à la ville intelligente !


Définition de smart city

La ville intelligente ou “smart city” est une ville qui se base sur les nouvelles technologies de communication pour une meilleure gestion des services urbains. Un réseau de capteurs disposés sur le mobilier urbain la rend connectée et permet de collecter des données pour les analyser et automatiser leur optimisation.

La technologie est un moyen, le service est un but.
Carlos Moreno conseiller scientifique à Cofely Ineo


C’est le cas de la ville de Nantes, qui expérimente la smart city à l’échelle d’une rue équipée de capteurs. Ils permettent de mesurer le taux d’humidité dans les sols pour optimiser l’arrosage public, la lumière des lampadaires pour des économies d’énergies, les oscillations routières pour fluidifier la circulation… L’objectif est de faciliter la vie des citoyens.


Histoire de la ville intelligente

C’est en 1948 que Norbert Wiener initie le concept de la ville intelligente avec la cybernétique. Cette science conçoit la ville comme un système interactif à étudier pour mieux l’administrer. En 2004, IBM énonce pour la première fois “smart city”. Quatre ans plus tard, elle lance son initiative “smarter city”pour rivaliser avec Cisco, appuyé par le président américain Clinton, dans la course à “l’intelligence urbaine”.


Urbanisme et enjeux de la smart city

70 % de la population mondiale habitera en ville en 2050.
World urbanization Prospect, ESA


Face à la concentration des habitants en mégalopole, il faut repenser le territoire. Des défis apparaissent et s’accentuent aujourd’hui :

  • une urbanisation croissante (circulation notamment)
  • un défi écologique (pollution et gestion des énergies)
  • un défi de transition numérique

Un fort enjeu financier pèsera aussi sur les organismes publics : comment répartir les investissements publics ? D’autant que le marché de la smart city atteindra 1,4 trillions de dollars d’ici à 2020 d’après Grand View Research.


Décloisonner le big data

La ville, autrefois modelée par une minorité, sollicite désormais l’avis des citoyens. Ils peuvent partager leurs données depuis des sources variées comme des objets connectés pour générer du big data.

Une aubaine pour les responsables municipaux qui disposent d’un échantillon large et représentatif des usages et peuvent interpréter les données pour optimiser la ville. Les usagers de leur côté ont tout intérêt à fournir des données fiables puisqu’ils pourront eux aussi utiliser cet open data. C’est ainsi que le GPS collaboratif Waze a vu le jour et propose depuis 2014 le programme Connected Citizens aux collectivités.

Le secteur immobilier aura aussi un rôle d’influenceur. Pour l’architecte Christian de Portzamparc, il s’agit de mettre fin au zonage (division du territoire) pour mettre en relation et mieux informer les individus.


L’info à retenir

La smart city ou ville intelligente permet d’optimiser les services urbains grâce à un réseau de capteurs qui produit des données opérationnelles. Sa mise en place implique trois grandes actions majeures :

  • collecter des données en temps réel, voire en tirer des analyses prédictives,
  • contribuer en tant que citoyen au partage de ses données,
  • désiloter les services publics pour mettre en relation des données de sources différentes.


Aller plus loin

Le Big Data des territoires, livre de Jacques Priol
Carlos Moreno, smart city